L'ensemble des sommes qui sont facturées par un notaire est en général désigné par l'expression « frais de notaire ».
En réalité, cette appellation regroupe trois types différents de dépenses :
- la rémunération du notaire,
- les débours, qui sont versés à des tiers,
- les impôts et taxes versés à l'État.
La rémunération du notaire se compose de deux catégories :
1. Les émoluments
Les émoluments correspondent à la partie tarifée et encadrée par la réglementation.
Ils peuvent être :
- Proportionnels : Ils sont calculés sur la base d'un pourcentage (taux) appliqué à la valeur de l’opération mentionnée dans l’acte. Ce taux est dégressif et varie selon la nature de l’acte (donation, succession, vente immobilière, etc…).
- Fixes : applicables dans certains cas, par exemple pour un contrat de mariage.
Textes réglementaires définissant les tarifs des notaires :
•
Décret n° 2016-230 du 26 février 2016 relatif aux tarifs de certains professionnels du droit et au fonds interprofessionnel de l'accès au droit et à la justice,
• Arrêté du 26 février 2016 fixant les tarifs réglementés des notaires,• Arrêté du 28 octobre 2016 relatif aux tarifs réglementés des notaires,• Arrêté du 8 août 2019 relatif aux tarifs réglementés des notaires,• Décret n° 2020-179 du 28 février 2020 relatif aux tarifs réglementés applicables à certains professionnels du droit,• Arrêté du 28 février 2020 fixant les tarifs réglementés des notaires,• Arrêté du 25 février 2022 fixant les tarifs réglementés des notaires.2. Les honoraires libres Les honoraires libres qui concernent les actes relevant du domaine concurrentiel, tels que :
- l’établissement d’un bilan patrimonial,
- la déclaration d’IFI (impôt sur la fortune immobilière),
- la rédaction de baux commerciaux,
- et, depuis la réforme du tarif, les transactions et la négociation immobilière.
Dans ce cadre, chaque notaire fixe son tarif, lequel est identique pour l'ensemble de ses clients.